Le 15 décembre 2021, l'AFSCA a publié une nouvelle circulaire relative aux tests rapides et aux tests d'inhibition microbiologiques pour la détection de résidus d'antibiotiques dans le lait cru. Les modifications qui y sont mentionnées sont entrées en vigueur à partir du 01/07/2023. 

En décembre 2021, une nouvelle circulaire a été publiée concernant les tests rapides et les tests d'inhibition microbiologiques pour la détection de résidus d'antibiotiques dans le lait cru. Les modifications qui y sont mentionnées sont entrées en vigueur à partir du 01/07/2023. Cette période transitoire a laissé aux producteurs du secteur laitier et aux autres parties concernées suffisamment de temps pour entreprendre les démarches nécessaires. Dans ce blog, vous découvrirez quelles modifications ont été apportées et comment se déroule la procédure de test.

 

Que sont les substances inhibitrices ?

Afin de pouvoir lire et interpréter correctement la suite de ce texte, nous souhaitons expliquer quelques notions clés.

  • Substances inhibitrices : substances qui inhibent la croissance des bactéries.
  • Lait cru : lait sécrété par la glande mammaire d'un ou plusieurs animaux producteurs de lait, qui n'a pas été chauffé à plus de 40 °C ni soumis à un traitement d'effet équivalent.

 

Comment détecte-t-on les substances inhibitrices ?

Lors de l'élaboration de l'analyse de risques dans une entreprise laitière, il faut tenir compte de la présence éventuelle d'antibiotiques dans le lait cru.

Les antibiotiques ne sont autorisés dans le secteur primaire que sous des conditions strictes. C'est pourquoi le vétérinaire qui délivre et, le cas échéant, administre les antibiotiques dans l'exploitation agricole doit enregistrer cela dans le Registre AB. Il en va de même pour l'agriculteur, qui doit à son tour enregistrer tout usage propre.

Après l'administration d'antibiotiques, un certain délai d'attente doit être respecté avant que le lait de l'animal puisse à nouveau être introduit dans le circuit de production. Passé ce délai, on utilise, à la réception dans l'entreprise laitière, des tests rapides afin de pouvoir mettre le lait en production le plus rapidement possible.

Les tests rapides agréés figurent dans une circulaire établie par l'AFSCA, qui a été modifiée le 15/12/2021. Certains tests rapides ont été supprimés et un nouveau test a été introduit.

 

Comment se déroule la procédure de test ?

Représentation schématique de la procédure de test

substances inhibitrices

Explication succincte du schéma

Le lait cru réceptionné doit être soumis à un test rapide agréé. Un tel test peut donner deux résultats possibles :

  • Conforme : le lait peut être transformé par l'entreprise laitière.
  • Non conforme : le lait est détruit (aucune consommation animale ou humaine n'est possible) ou soumis à un nouveau test (obligatoirement avec le même test rapide).

Si, après un nouveau test, la non-conformité persiste, le lait est détruit ou soumis à un test d'inhibition microbiologique agréé. Compte tenu de l'objectif du test, tant les microplaques que les ampoules entrent en ligne de compte. Cette analyse n'est pas obligatoire, mais permet de corriger la sensibilité élevée du test rapide.

Conditions auxquelles doit répondre un test d'inhibition microbiologique :

  • Le test doit être validé par un laboratoire national de référence ou par un laboratoire accrédité et agréé par l'AFSCA.
  • Les tests mis sur le marché après 2010 doivent être validés selon les directives du CRL.
  • Le test doit être agréé par l'AFSCA après évaluation d'un dossier de validation établi par un laboratoire national de référence.
  • Si l'AFSCA le juge nécessaire, un avis complémentaire du Comité scientifique de l'AFSCA peut être demandé.

 

En cas de résultat conforme à ce test, le lait peut malgré tout être mis en production pour une transformation ultérieure.

 

Que se passe-t-il avec le lait non conforme ?

Lorsqu'il peut être démontré que le lait cru contient des substances inhibitrices, cela doit être notifié à l'AFSCA. Un tel lait est considéré, conformément au règlement européen (CE) n° 1069/2009, comme une matière de catégorie 2 et doit être collecté et détruit. En outre, un échantillon du lait contaminé doit être conservé pendant un mois à une température inférieure à -18 °C.

 

Garantir un testing correct grâce à des essais interlaboratoires

Afin de s'assurer que le personnel compétent et formé effectue correctement les tests, il est possible de participer à un essai interlaboratoires.

  • À cette occasion, une série de 8 échantillons témoins, contenant à la fois du lait pur et du lait contaminé par des antibiotiques, est fournie pour analyse avec le test rapide appliqué dans l'entreprise et, le cas échéant, le test d'inhibition microbiologique.
  • Les échantillons de lait codés à l'aveugle sont livrés aux producteurs concernés, qui doivent ensuite communiquer en retour les résultats obtenus.
  • Les résultats obtenus par test sont ensuite évalués dans le cadre d'une étude comparative.
  • Chaque producteur reçoit un aperçu complet de tous les résultats des différentes entreprises participantes, sous la forme d'un rapport garantissant l'anonymat.
  • En cas de résultats fortement divergents, l'entreprise concernée sera contactée afin d'en déterminer la cause et de permettre la mise en place de mesures correctives.

 

Nous sommes là pour vous aider

AMNorman dispose des bons experts pour vous fournir des informations sur mesure. Nos Normanistes veillent à ce que la circulaire soit mise en œuvre correctement et à temps dans votre entreprise, afin que chaque contrôle se déroule sereinement. Nous aidons également les entreprises laitières à établir la procédure correcte pour le contrôle des antibiotiques à la réception du lait cru.

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