Le SPF contrôle le poids des denrées alimentaires préemballées : 45 % conformes
Saviez-vous que le poids indiqué n'est réellement correct que pour 45 % des denrées alimentaires préemballées ? Un mauvais bulletin, selon le SPF ! En 2020, le SPF Économie a mené une campagne de contrôle visant à vérifier l'exactitude de l'indication de quantité (le poids) mentionnée sur les denrées alimentaires préemballées. Le poids des produits carnés, du poisson, des produits laitiers et des plats préparés a notamment été examiné.
Qui pèse quoi ?
Les contrôles (pour cette campagne) ont eu lieu dans des magasins qui emballent eux-mêmes leurs denrées fraîches en quantités variables sur place. Les entreprises alimentaires qui fournissent des produits préemballés à ces magasins ont également été examinées. Tout cela s'est fait au moyen de contrôles inopinés. Pour information : 605 lots ont été examinés dans 136 établissements.
Penchons-nous d'un peu plus près sur le terme « quantités variables » : que faut-il entendre par là ? Il s'agit de denrées alimentaires préemballées « à poids variable ». Dans la pratique, cela concerne surtout les produits carnés, le poisson ou les produits laitiers. Les fruits et légumes, en revanche, sont souvent préemballés en quantités fixes (et non variables). En d'autres termes, vous trouverez facilement un emballage portant l'étiquette « 1 kilo d'oranges », mais trouver un paquet de haché de poulet pesant exactement 1 kilo sera plus difficile. La viande a presque toujours un poids variable : un paquet de 1,367 kilogramme, par exemple. Les emballages avec une quantité bien définie ont déjà été fréquemment contrôlés par le SPF ces dernières années.
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Un mauvais bulletin
Après avoir effectué les contrôles, le SPF est parvenu à une découverte frappante : 45 % (soit 272 lots contrôlés) des emballages contiennent moins de denrées alimentaires que ce qui est promis sur l'emballage.
Il est intéressant de noter la méthode de travail du SPF pour ce type de test : lorsqu'un seul emballage au sein du lot présente un poids net inférieur à celui indiqué, l'ensemble du lot reçoit le label « non conforme ». Sévère ? Certainement, mais juste. Le client est roi et doit donc être certain de ne pas acheter chat en poche.
Ce sont surtout les petits commerces (avec, évidemment, de petits lots) qui ont obtenu de mauvais résultats au test. Les entreprises alimentaires, en revanche, se sont révélées généralement plus en règle. Sur le plan régional, le SPF n'a pas pu observer de réelles discordances frappantes.
La sanction ?
Quiconque obtient un mauvais bulletin doit en assumer les conséquences. Une entreprise qui obtient un mauvais score reçoit dans un premier temps un avertissement ou un procès-verbal. Un renvoi devant le parquet du procureur du Roi est également une piste possible. C'est ce qui s'est produit pour un dossier. Pour être clair, cette sanction assez radicale n'intervient que lorsque l'entreprise concernée refuse de payer l'amende imposée par le SPF, ou en cas de fraude.
Aussi minime soit l'infraction à la réglementation, un contrôle de suivi est systématique. Si des anomalies sont encore constatées lors d'une deuxième visite, un procès-verbal suit automatiquement.
Les fabricants d'emballages alimentaires sont donc prévenus : soyez précis lors du processus de pesage. Les conséquences des écarts entre le poids net indiqué et le poids net réel ne sont pas anodines. Vous souhaitez en savoir plus sur les campagnes de contrôle du SPF ? Consultez le rapport complet via ce lien : https://economie.fgov.be/nl/publicaties/rapport-controlecampagne
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